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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 14:54

 

       Sodome et Gomorrhe chez Arcalia

 

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      Sodome et Gomorrhe, acryl sur toile 90 x 70 par Ariane Lumen, Saint Georges de Montclard

 

      ARCALIA est une association bergeracoise regroupant des poètes, et écrivains, mais aussi quelques peintres et sculpteurs. Sous la conduite du dynamique Président Pierre Sartori, ARCALIA est un acteur majeur dans le monde artistique et culturel de Bergerac. Les locaux sont situés 19 av Emile Zola, 24100 Bergerac.  L'inauguration a eu lieu jeudi 10 janvier 2013 en présence  du Maire de Bergerac Dominique Rousseau, aussi Président de la Communauté des communes , et Fabien Ruet, adjoint au Maire de Bergerac.  J'ai eu le plaisir d'y assister et remercie Monsieur Dominique Rousseau pour reconnaître mes efforts pour "amener la Culture en millieu rural" .  L'association Arcalia y installera des ateliers et il est fort probable que de temps à autre j'y participerai ! 

Pour tout renseignement s'adresser à Pierre Sartori, email sartori01@orange.fr  tél. 0607972440

Ariane Lumen, artiste peintre, Saint Georges de Montclard, Dordogne

email : alume@orange.fr

Coïncidence ou pas, mais le samedi matin du 12 janvier 2012 vers 11 heures,  une gigantesque incendie se déclarait dans l'usine de peintures BOUCHILLOU, située dans le même quartie - ALBA - à quelques mètres de là. Pas vraiment une nouvelle réjouissante. Mais aucun blessé ou victime n'est à déplorer. Sodome et Gomorrhe ? Le Pacte du diable..........

 

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Récit biblique

La destruction de Sodome,
Bible française du XVIIe siècle

 


 

Son récit fait partie de la Genèse Dieu, alerté par « le cri contre Sodome », dont le « péché est énorme », est résolu à détruire la ville pour punir ses habitants (Genèse 18:20-21). Il envoie alors deux anges vérifier si le « péché » est avéré. Ces anges arrivent à Sodome et Loth, le neveu d'Abraham, les invite à loger chez lui. Tous les hommes de la ville entourent la maison de Loth en demandant qu'il leur livre les deux étrangers pour qu'ils les « connaissent » (Genèse 19:5). Dans ce passage, les habitants de Sodome disent à Loth : « Où sont les hommes qui sont venus chez vous cette nuit ? Amenez-les nous pour que nous les connaissions. » (yada’ en hébreu). Loth propose ses deux filles vierges en échange mais les habitants refusent.

Convaincu de leur crime, Dieu détruit la ville par « le soufre et le feu » en même temps que la cité voisine de Gomorrhe qui apparait dans le texte sans autre précision dans un sort que connaissent en définitive la plupart des villes aux alentours de la mer Morte. :

« Le soleil se levait sur la terre quand Lot entra dans le Tsoar. Alors l'Éternel fit tomber sur Sodome et sur Gomorrhe une pluie de soufre et de feu ; ce fut l'Éternel lui-même qui envoya du ciel ce fléau. Il détruisit ces villes et toute la plaine, et tous les habitants de ces villes. La femme de Loth regarda en arrière, et elle devint une statue de sel. Abraham se leva de bon matin et se rendit à l'endroit où il s'était tenu en présence de l'Éternel. De là, il tourna ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe et vers toute l'étendue de la plaine ; et il vit monter de la terre une fumée, semblable à la fumée d'une fournaise. »

D'autres passages ainsi que des sources non bibliques évoquent la destruction, en plus de Sodome et Gomorrhe, des cités pécheresses d'Admah et Zéboïm. Seule la cinquième ville de la vallée de Siddim, Zoar, est épargnée. Ces cinq cités sont communément désignées dans la Bible sous le terme des « villes de la Plaine ». Une guerre est mentionnée (Genèse, 14) au cours de laquelle les rois des cinq villes de la vallée de Siddim sont alliés, et font face aux quatre rois d'Elam, de Goyim, de Shinéar et d'Ellasar.

Le péché de Sodome

Chronique de Nuremberg, Loth fuit Sodome, gravure sur bois, 1432

 

L'objet initial du texte est de condamner la transgression des traditions de l'hospitalité, qui était une valeur fondamentale des civilisations antiques. L'idée de la punition de toute une ville par un déluge est un thème de la mythologie antique attesté. Dans le récit mythologique de Philémon et Baucis par exemple, Zeus et Hermès se présentent déguisés dans une ville dont les citoyens les rejettent ; la ville est alors punie à l'exception de Philémon et Baucis qui les ont accueillis. On trouve un épisode semblable dans le Livre des Juges, 19-20 Il est encore question de transgression des lois de l'hospitalité lorsque Jésus mentionne Sodome dans l'évangile selon Luc, à propos des villes qui n'accueilleraient pas les missionnaires.

De nombreuses discussions ont porté sur le sens de la demande des habitants de Sodome. Les textes prophétiques donnent des explications qui n'ont pas trait à l'homosexualité, comme le Livre d'Ézéchiel (« orgueilleuse, repue, tranquillement insouciante ») qui reproche de n'avoir pas secouru le pauvre et le malheureux[ ou d'autres documents qui positionnent le reproche du non-respect du droit. Plus tardivement, la demande des habitants sera interprétée comme une demande de rapports homosexuels.

Cette lecture semble apparaître aux IIIe et IIe siècles av. J.-C., dans des textes qui ont peut-être été motivés par la rencontre de la culture juive avec la civilisation grecque qui vouait un culte aux éphèbes, à la nudité et à la pédérastie. Elle apparaît d'abord dans le Livre des jubilés, le Testaments des douze patriarches et le testament de Nephtali  ou le Testament de Lévitan même si les allusions restent discrètes. La première assimilation du crime de Sodome à l'homosexualité apparaît ainsi vers 50 av. J.-C..

Dans un premier temps, l'homosexualité passive est principalement visée et condamnée, étant considérée dans l'antiquité comme une faiblesse, la passivité étant un apanage féminin ; d'ailleurs dans la société antique, le viol des prisonniers constituait une grande humiliation. Cette confusion de rôles est proscrite dans le Lévitique.

La fuite de Loth, gravure de Wenceslas Hollar, vers 1650

 

Le terme traduit par le mot connaître en français a pour racine yada’ qui signifie connaître, savoir. Il constitue parfois un euphémisme pour rapport sexuel mais cela concerne généralement les rapports hétérosexuels. Dans le cas d'un rapport homosexuel, d'autres occurrences bibliques  utilisent le verbe sakan qui signifie coucher. Certains exégètes expliquent donc que le terme yada’ signifie faire connaissance avec dans le sens d'une demande de l'identité de voyageurs qui, arrivés le soir chez un étranger habitant en ville, n'aurait pas été vérifiée à l'entrée de la ville. La réaction de Loth, qui semble choqué de la demande, laisse penser qu'il s'agit d'une demande d'ordre sexuel, mais n'impliquant pas nécessairement l'homosexualité. Celui-ci répond à la demande des habitants de la ville — dont font partie les gendres de Loth — par la proposition de leur offrir ses propres filles — dans un passage auquel répond un passage ultérieur où ce sont les filles qui utiliseront leur père dans un récit incestueux — ce qui remet en question cette supposée homosexualité de la même manière qu'il est douteux que tous les habitants de la ville, y compris les gendres de Loth, aient pu être homosexuels. Le crime des habitants de Sodome semble donc s'apparenter au crime grave pour l'antiquité du déni des lois de l'hospitalité à travers l'agression sexuelle motivée par l'agressivité, l'orgueil et l'inhospitalité de Sodome.

Au Ier siècle, dans le texte De Ebrietate, le philosophe juif Philon d'Alexandrie applique la notion grecque d'aplestia, le désir insatiable, à Sodome dont le nom est traduit par stérilité — rappelant le châtiment de Sodome, feu sel et stérilité — et aveuglement qui évoque la cécité dont sont frappés les habitants qui veulent forcer la porte de Loth dans un contexte où Philon parle du vice gloutonnerie et des vices d'insensibilité et d'insatiable désir qu'engendre l'ébriété.

La lecture s'est progressivement imposée, principalement dans le christianisme, comme un traité anti-homosexuel, particulièrement à partir d'Augustin d'Hippone qui utilise Genèse 19 pour faire de l'homosexualité un crime contre nature. C'est une lecture qui va avoir un impact majeur dans la législation et la civilisation judéo-chrétienne. Si l'homosexualité est déjà réprouvée et condamnée au Concile d'Ancyre en 314 , à partir du règne de l'empereur Théodose Ier, à la fin du IVe siècle, l'homosexuel sera condamné au bûcher, dans une loi du 6 août 390 promulguée par Théodose, Valentinien II et Arcadius. Ces lois ne semblent pas avoir été appliquées avec rigueur et sont renforcées par Justinien dans ses novellae de 538 dans une liaison implicite avec l'épisode biblique de Sodome, probablement motivée par la crainte des tremblements de terre et des épidémies, alors qu'une série de catastrophes naturelles ont détruit plusieurs cités d'Asie mineure[ et d'Europe. En 543, une épidémie de peste ravage Constantinople et Justinien réitère la condamnation dans une novella qui nomme explicitement Sodome :

« Car, instruits par les Saintes Écritures, nous savons que Dieu a prononcé un jugement mérité contre les hommes de Sodome à cause de la folie de leurs rapports, si bien qu'à ce jour leur terre brûle d'un feu interminable. Par ces choses, Dieu nous a instruit pour que, le sachant, nous puissions éviter un tel sort […]. Par conséquent, il appartient à tous ceux qui désirent craindre Dieu de s'abstenir d'une conduite si vile et si criminelle qu'on ne la rencontre même pas chez les bêtes sauvages »

— Code Justinien, nov. 141.

Cette novella influencera durablement les législations civiles postérieures durant plusieurs siècles.

Influence du récit

Mosaïque byzantine de Monreale

 

Dans la tradition chrétienne, ces passages bibliques sont invoqués comme fondements de la condamnation de la sodomie et de l'homosexualité. L'interprétation chrétienne est utilisée par les traités d'éthique chrétienne qui fondent sur cette lecture particulière du passage Genèse 19 et inspire la plupart des traités de droit criminel condamnant l'homosexualité jusqu'au XVIIIe siècle avec une rigueur inouïe.

Le texte biblique et la tradition qui s'y attache paraissent en effet présenter les habitants de ces cités comme vivant une vie aux mœurs condamnées par la morale religieuse.

Genèse 19:4 et 5 : « Ils n’étaient pas encore couchés que les hommes de la ville, les hommes de Sodome, entourèrent la maison, depuis le garçon jusqu’au vieillard, tout le peuple en masse. Et ils criaient vers Lot et lui disaient : “ Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit ? Fais-les sortir vers nous pour que nous ayons des relations avec eux. »

Il est à noter que cette lecture généralement admise du texte biblique dans la société chrétienne a entretenu et continue sans-doute d'entretenir une confusion entre homosexualité masculine et sodomie alors même que ces deux questions ne sont pas nécessairement reliées.

Dans la tradition juive, l'accent est d'avantage mis sur le caractère « égoïste » des Sodomites, et leur rejet de l'hospitalité : selon un midrash aggadique sur le sujet, la « clameur » est celle d'une jeune fille condamnée à être dévorée par les corbeaux pour avoir offert l'hospitalité à un étranger de passage.

C'est en ce sens aussi qu'il faut comprendre l'aphorisme du Traité des Pères (mishna 5:13) : « Ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est à toi. C'est la voie de l'homme moyen, et certains disent : c'est la voie de Sodome. »

 

 

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commentaires

Clovis Simard 03/07/2013 13:16

SODOME ET GOMORRHE.fermaton.over-blog.com

Le Père Peinard 12/01/2013 17:04


Tu me fais peur... je vais me confesser de ce pas !


Si je trouve une bonne confesseuse...

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  • Ariane Lumen
  • : Pour la vague qui se soulève, Un peu d'amour...un peu de peur Quelque part le jour se lève Et quelque part un oiseau meurt Membre fondatriçce du Collectif Artistique de Saint Georges de Montclar
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